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Recommandations de la CDAS pour le développement de la politique de l’enfance et de la jeunesse dans les cantons

Le 19 mai dernier, l’Assemblée plénière de la CDAS (Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales) a adopté les recommandations citées en titre. L’assemblée réunissant les 26 directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales, les recommandations ont une portée nationale, et tendent à favoriser ainsi une certaine coordination, voire harmonisation intercantonale, en mettant en avant « les conditions-cadres pour un développement durable de toute politique de l’enfance et de la jeunesse, ainsi que des propositions pour un système qui couvre les besoins effectifs des enfants, des jeunes et de leur famille ».

Parmi les différentes pistes de réflexion qu’offre le document, on retiendra les points suivants :

  • Concernant les notions d’enfant et de jeune, et compte tenu de l’évolution de la société, le texte souligne que « toute politique sociale de l’enfance et de la jeunesse doit tenir compte des enfants et des jeunes entre 0 et 25 ans ». Cette fourchette qui va au-delà de la limite habituelle des 18 ans est particulièrement bienvenue dans les domaines de l’éducation sociale et de la pédagogie spécialisée, toutes deux confrontées à des défis majeurs lorsque les jeunes atteignent l’âge de 18 ans et qu’il s’agit d’envisager avec eux les possibilités d’avenir qui s’offrent à eux.
  • A noter que cette même recommandation mentionne également la nécessité d’une « protection spéciale avant la naissance » afin que les droits de l’enfant attachés notamment à la santé, soient respectés. Cette formulation n’est toutefois pas très heureuse, car son champ d’application reste vague et peut laisser place à des interprétations partisanes.
    Une large place est ensuite consacrée à la définition et au contenu de 4 notions clés que sont la participation, la protection, l’intérêt supérieur de l’enfant et la non-discrimination. En se fondant sur les positions du Comité de l’ONU sur les droits de l’enfant, la CDAS propose une lecture qui s’harmonise avec le contexte suisse, ce qui qui peut souvent être utile.
  • Enfin, en matière de politique cantonale, les recommandations s’articulent autour des axes suivants : la règlementation et la planification, la prestation de base, l’accès et le financement. Sur ce dernier point, la CDAS « recommande aux cantons de régler les questions relatives à la prise en charge des coûts des prestations volontaires et des mesures imposées par une autorité » ainsi que de « prévoir les ressources financières et en personnel nécessaires ». Nul doute qu’en ces temps de contraintes budgétaires, les professionnels de terrain sauront rappeler ce point à leurs autorités.

Bien que les recommandations relatives aux principes de bases soient d’ordre très général et qu’une plus forte harmonisation serait souhaitable, Integras accueille favorablement ces recommandations et se réjouit de constater que ses propres initiatives rejoignent les préoccupations des autorités cantonales, qu’il s’agisse de coordination intercantonale, de l’établissement de standards ou de la défense des intérêts des enfants, des jeunes et des professionnels qui les accompagnent.

» Recommandations disponibles sous : http://www.sodk.ch/fr/actualites/

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